Pape à l'audience : la dignité humaine doit toujours être défendue comme le don de Dieu
Le Pape Léon XIV a souligné que la dignité humaine est un don permanent de Dieu et doit être défendue en toutes circonstances. Il a lié cette enseignement à la constitution du Second Concile Vatican, Gaudium et Spes, et à son encyclical Magnifica Humanitas, soulignant que la dignité naît de la création à l'image de Dieu. Le Pape a averti que, malgré les progrès, des contradictions continuent d'entraver la pleine reconnaissance des droits humains et que la dignité est indissociable de la solidarité, de la responsabilité et de la résistance à la manipulation. Il a rappelé que le corps et l'âme sont unis, que la dignité humaine comprend l'intelligence, la conscience et la liberté, et a exhorté les chrétiens à la promouvoir et la défendre.
21 days ago
Le pape Léon XIV a consacré l’audience générale du 9 septembre 2026 à la dignité humaine, dans le cadre de son cycle de catéchèses sur la constitution conciliaire Gaudium et Spes. Il a présenté cette dignité comme un don permanent de Dieu, indépendant des capacités, de la richesse ou des choix d’une personne, et a appelé les chrétiens à la promouvoir et à la défendre par la solidarité, le respect du corps et le service. 1 4 6
Le pape a rappelé que le premier chapitre de Gaudium et Spes fait de la dignité de la personne humaine le fondement des valeurs les plus estimées dans le monde contemporain. Il a toutefois souligné que ces valeurs doivent rester liées à leur source divine afin d’éviter les déformations liées au péché et aux faiblesses humaines. 1 4 5
Selon Léon XIV, les progrès historiques dans la reconnaissance des droits fondamentaux constituent une étape majeure, mais le chemin demeure inachevé. Des contradictions anciennes et nouvelles continuent d’empêcher la pleine réalisation de la dignité humaine. 1 2 5
Le pape a affirmé que la dignité humaine découle de l’être même de chaque personne. Citant son encyclique Magnifica Humanitas, il a déclaré qu’elle ne dépend ni des aptitudes, ni de la richesse, ni de la position sociale, ni même de la justesse ou de l’injustice des choix accomplis. 1 2 6
Cette dignité précède et dépasse chaque individu : elle est présentée comme une expression de l’amour indéfectible de Dieu. Elle trouve son fondement dans la création de l’être humain à l’image de Dieu, capable de connaître et d’aimer son Créateur. 1 2 5
Le pape a également expliqué que le Christ révèle pleinement le sens de l’être humain et sa vocation ultime. Dans cette perspective, les autres réalités créées sont confiées à la responsabilité de l’humanité, appelée à en prendre soin. 1 2
Léon XIV a rejeté une conception individualiste de la personne. Être humain implique, selon lui, la relation, la communion et la participation avec Dieu et avec les autres, ce qui exclut l’isolement centré sur soi. 2 4 5
Il a invité chacun à se considérer comme un don à partager, en grandissant par l’accueil, la réciprocité et le service. La dignité personnelle comporte ainsi une responsabilité individuelle, mais elle exige aussi la solidarité et l’attention mutuelle. 1 4 6
Le pape a dénoncé les falsifications et les manipulations qui déforment la compréhension de la personne humaine et entravent la reconnaissance concrète de sa dignité. Il a relié ces déformations aux décisions prises au cours de l’histoire contre le bien humain. 1 4 6
Léon XIV a repris l’idée de Gaudium et Spes selon laquelle la vie humaine, individuelle et collective, est traversée par une lutte entre le bien et le mal, la lumière et les ténèbres. Il a ajouté que le péché défigure l’image de Dieu dans l’être humain et contribue à sa division intérieure. 2 4 6
Cette fragilité n’est cependant pas présentée comme une fatalité. Le pape a rappelé que le Christ est venu libérer, fortifier et renouveler l’humanité de l’intérieur, tandis que l’Esprit Saint délivre de la peur et confirme les croyants dans leur dignité d’enfants de Dieu. 1 2 5
Le pape a insisté sur le fait que la dignité concerne la personne tout entière. Reprenant Gaudium et Spes, il a affirmé que l’être humain, bien qu’il soit composé d’un corps et d’une âme, constitue une unité. 1 2 5
Réduire le corps à un objet dont on pourrait disposer arbitrairement revient, selon lui, à nier la dignité de la personne. Le corps doit au contraire être considéré comme bon et digne d’honneur, puisqu’il a été créé par Dieu et est destiné à la résurrection. 1 4 6
Léon XIV a identifié trois expressions essentielles de la dignité humaine, déjà mises en avant par Gaudium et Spes :
Le pape a souligné que ces trois dimensions sont liées : la conscience reconnaît la vérité, tandis que la liberté peut l’accueillir comme fondement et comme possibilité d’action. 2 5
En conclusion, Léon XIV a rappelé que toute personne, créée à l’image de Dieu et appelée à vivre dans le Christ, possède une dignité unique et indélébile. Il a exhorté les fidèles à la promouvoir et à la défendre « avec la lumière et la force de l’Évangile ». 1 4 6
Dans le résumé de sa catéchèse, le pape a invité les chrétiens à s’entraider pour protéger cette dignité donnée par Dieu et à avancer ensemble vers la vie promise au-delà de la mort. 5 6
Après la catéchèse, il a salué des pèlerins de nombreux pays et a renouvelé son accueil aux membres du Comité directeur de la Plateforme interreligieuse pour le dialogue et la coopération dans le monde arabe, en priant pour leurs efforts en faveur de la coexistence pacifique dans la région. 5*
La dignité humaine, don divin, doit être défendue dans toute société
La dignité humaine est un don de Dieu, non une qualité accordée par l’État, la richesse, la santé, l’âge ou les capacités intellectuelles. Tout être humain, de la conception à la mort naturelle, possède une dignité intrinsèque parce qu’il est créé à l’image de Dieu et appelé à la communion avec lui.
Cette dignité demeure donc « en toutes circonstances » : elle appartient également à l’enfant à naître, à la personne âgée dépendante, au malade, à la personne handicapée, au pauvre, au migrant et au prisonnier. La considérer comme variable selon l’utilité ou l’autonomie d’une personne conduirait à la discrimination et à l’exclusion.
La société doit dès lors la défendre concrètement par :
Pour l’Église, défendre la dignité n’est pas seulement une affirmation théorique ou politique : c’est une responsabilité morale. Les chrétiens sont appelés à porter cette exigence dans la famille, le travail, la société et la vie publique, avec une compassion active envers ceux qui souffrent.
Ainsi, une société est véritablement juste lorsqu’elle ne mesure pas la valeur d’une personne à son rendement, mais reconnaît en chacun une image de Dieu et protège particulièrement ceux qui ne peuvent pas se défendre eux-mêmes. La vie humaine est un bien commun premier, sacré et inviolable.