Vatican II et l'« ouverture au monde » de l'Église
Margaret H. McCarthy
Résumé du document
Margaret H. McCarthy interprète « l'ouverture au monde » de Vatican II comme une mission enracinée dans l'Incarnation ainsi que dans l'amour trinitaire et crucifié, et non comme une complaisance envers les tendances séculières ou un humanisme superficiel. Le dialogue du Concile avec l'athéisme humaniste part du principe que l'humanité ne peut être comprise indépendamment de Dieu ; l'Église sert donc le monde précisément en demeurant résolument chrétienne et en témoignant du mystère du Christ. Sa connaissance révélée de la finalité ultime de la création lui confère la responsabilité de guider l'humanité vers la lumière de l'amour divin.
La réflexion aborde ensuite la prédestination, la liberté humaine et l'espérance du salut universel. L'exposé augustinien présente l'élection et la grâce de la persévérance comme entièrement gratuites, soulevant la question de savoir pourquoi une telle grâce n'est pas accordée à tous. Le Magistère affirme la nécessité de la grâce, rejette la prédestination au mal et soutient que Dieu désire le salut de tous tandis que les êtres humains peuvent accepter la grâce ou y résister. Une reformulation christocentrique, associée ici à Hans Urs von Balthasar, cherche à dépasser à la fois le fatalisme et la présomption en intégrant la vigilance biblique, le dessein salvifique universel, la création et la mission du Fils incarné. L'ouverture de l'Église demeure ainsi une « porte étroite » : un engagement vaste qui continue d'interpeller le monde comme un signe de contradiction.
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Détails du document
- Nom du document
- Vatican II et l'« ouverture au monde » de l'Église
- Titre de citation
- Vatican II and the Church’s “Openness to the World”
- Auteur
- Margaret H. McCarthy
- Langue
- English
- Année
- 2012 apr. J.-C.
- Catégorie du document
- Article de revue
- Classification du corpus
- Académique
- Titre du conteneur
- Communio
- Licence
- Public domain